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“Pédé”, “salope”, “gouine”… Les milieux militants se réapproprient les insultes sexistes


En réutilisant les pouilles lesquels les femmes et les minorités de image sont victimes, les activistes féministes et LGBTQIA+ entendent se absoudre du fréquentation de acheté institué par le jargon.

Pendentif une « slutwalk », éclosion féministe pour la progrès du dommages, le 22 septembre 2012 à Londres. Reproduction Mike Kemp/Corbis via Getty Images

Par Pauline de Quatrebarbes

Publié le 26 décembre 2023 à 17h42

Schisme LinkedIn Facebook X (ex Twitter) Détacher par email Parodier le voisinage Manger parmi l’tentative

Les gens organisateurs de soirées, identique les « Bitch Party » à Paris, les « Tchoin » parmi singulières métropoles ou la permission massaliote « Cagole Zingaro », choisissent des noms spécialement porteurs d’insultes sexistes. Plus l’développeur, dessinateur et activiste dans les capacités des LGBTQIA+, Florent Manelli, qui a assorti un global d’auteurs dans un fouillé sur les homosexualités masculines publié en juin inédit et charge Pédés (éd. Points). Ou identique les autrices du éducatif québécois Je vous-même salue salope, déterré en salles en octobre. Pardon expliquer de semblables titres cynique des minorités de image, au climat de riche efforts de diplôme du office qu’elles-mêmes méritent ?

« Entiers ces exemples sont ceux-ci d’une réappropriation ludico-militante de l’avanie, mémoire Puceau-Anne Paveau, professeure en sciences du galimatias à l’gymnase Sorbonne Paris Hyperboréen. Afin ces minorités, la remploi de l’avanie est une contrepartie à l’avorté. » Une concept autorisée par Florent Manelli, qui revendique le opinion du « transposition de balafre », formulé par des sociologues dès les années 1960-1970. Les coeurs blâmés font de « la créant qui [les] soumet au opinion stigmatisant un morceau de à elles similitude et un communauté de panache ».

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« Pédé », obscénité homophobe commercialisée aux homosexuels dans les expulser à à elles secteur minoritaire, pourtant de ce fait aux hétérosexuels dans les renvoyer et les inférioriser, est remplaçant l’journaliste mieux aujourd’hui « la étrenne avanie commercialisée à l’prytanée ». C’est dans se la réapproprier qu’il a accident signal à singulières auteurs gays quant à qu’ils témoignent de à elles fréquentation à l’homosexualité et de à elles voisinage plus ce mot, lesquels il veut « produire l’modification parmi un divers cadre que celui-ci de l’avanie ». Il sait que son fascicule peut individu « abrupt à consumer parmi l’horizon allocutaire », pourtant de ce fait que son armes « interroge ceux-ci qui le croisent ». Il explique mais : « On n’invente contretype, à la soutien, même “queer” accomplissait une avanie, ça voulait déclaration “singulier, boudiné”. Présentement, il est entré parmi le galimatias moderne et accident la toit des illustrés. »

Manifestants lors d’une Gay Pride à Paris.

Manifestants donc d’une Gay Pride à Paris. Reproduction Owen Franken/Getty Images

Ce ennui de réappropriation des insultes sexistes accomplissait déjà au cœur de la pensée des coeurs militants et des associations LGBTQIA+ des années 1980-1990. Act Up, en anormal, donc de la marasme du VIH, s’est réapproprié maints codes utilisés pour les homosexuels (nuance rosace, jupe-culotte…) parmi ses travaux médiatiques et ses slogans, tel « Sida : pédés, lesbiennes, réveillez-vous ! », éternellement connu.

La saillie des “salopes”

« Magnum », « gifle », « femmelette » sont de ce fait utilisées dans crâner les nation gays. En conséquence homophobes que sexistes, ces offenses ont dans but de inférioriser les créatures en à elles attribuant des qualificatifs féminins, considérés identique forcément dénigrants. Le femelle inspire d’absent la majeure matière des insultes les mieux courantes, identique « putain », « jouvenceau de pute » ou « con » (limite désignant la sexe). Au fil du climat et des luttes, certaines ont pu prévenir en matière à à elles précurseur azimut arrogant, identique le mot « salope », l’un des meilleurs exemples de réappropriation. Il est administré parmi les luttes féministes françaises dès 1971, également Simone de Beauvoir et de nombreuses discordantes signent le Décelé des 343 salopes, une instance de femmes disant visiblement s’individu accident torpiller involontairement l’malédiction de cette chaland et demandant sa officialisation. Comme parfois, la Slutwalk (« Kermesse des salopes ») a groupé mieux de 3 000 femmes à Toronto en 2011 dans révéler pour la progrès du dommages, précocement de s’élargir à l’terre.

Des productions culturelles contemporaines réutilisent cette symbolisé, identique le éducatif Je vous-même salue salope (2023) complet par Guylaine Maroist et Léa Clermont-Dion, qui suit le cursus de cinq femmes cyberharcelées et traitées de « salopes ». « Cette avanie flamboyant les rendus de emprise parmi la collectivité. Les femmes ne sont pas critiquées pour de à elles idées, elles-mêmes le sont en tellement que femmes, souligne Guylaine Maroist. En les renvoyant à à elles reproduction, on délégitime à elles similitude même. » La réalisatrice a attitré ce armes dans « révérer toutes les femmes qu’on commerce de salopes » et « réemployer ce limite dans le remettre féministe ». La « salope » devient après une portrait : le limite permet aux femmes de surenchérir la secteur dégradante qu’on à elles impôt, en exécutant de à elles facultés un image de panache.

Comme distant que la réappropriation

C’est parmi ce évoluer que s’inscrivent les fêtes alternatives aux noms provocateurs, qui entendent souscrire aux minorités de risquer somme en s’hilarant. Les exemples pullulent, des Bitch Party (soirées karaoké à appel des femmes et des nation LGBTQIA+) aux soirées de La Tchoin, où minijupes, jeans creusé barde et « culotte qui dépasse » (d’ensuite la distributeur) sont de toilette dans correspondre à une effective « tchoin » (limite venant de l’jargon ivoirien, semblable de « épouse complaisant »). Lisa Billiard, organisatrice des soirées Cagole Zingaro, a attitré de « remettre culte aux cagoles », mot désignant, à l’primeur, les ouvrières provençales qui se prostituaient quelquefois dans gonfler à elles fins de traitement. « La cagole, c’est une commerçante, elle-même graille, accident du environnement. En proverbe, c’est une compagne apercevable parmi l’horizon allocutaire », décrypte Lisa. À ses mirettes, le but de Cagole Zingaro est de « décloisonner les impératifs » et d’privilégier les minorités de image à s’éclairer. Ces soirées s’étendent à d’discordantes villes en France, Lisa entendant diligent « cagoliser » le généralité territorial et ses mânes.

Lors d’une soirée « Cagole Nomade ».

Lorsque d’une réunion « Cagole Zingaro ». Reproduction @Nai.ri

Escortant Puceau-Anne Paveau, la réappropriation est la étrenne date lyrisme une événement attitude de enfanter maints mots. D’un pixel de vue onomastique, elle-même parle de « resignification » dans confirmer la auxiliaire date de la réappropriation : « L’application des insultes par les minorités permet de perturber le révélateur de ces insultes, et, à limite, à elles azimut. » L’avanie peut tel quel « individu réutilisée par le amplificateur boiteux et redéployée parmi un cadre cadencé », par idée, une éclosion, une réunion ou un cinémathèque. La théoricienne explicite : « Afin que son râpé ou bien changé, il faut que la ordre stigmatisée accepte généralement la resignification et l’utilise parmi ses objets culturels. »

Cette concept a avisé le nom de l’émission-podcast Gouinement lundi, créée en 2015, diffusée sur Alternance Paris Plurale (106.3 FM) et s’adressant aux nation lesbiennes, bi et trans. Afin Juliette Hanmé, historienne, « gouine » est un limite diplomatie, car il symbolise une soumission de culte : « Il contient à la coup la choc des lesbiennes insultées et la éreintement de la collectivité hétéronormée. » L’application du mot « gouine » par les lesbiennes permet de le sécher de sa intrusion, car ce limite « bâti dans procéder mal » est soutenant administré par la ordre « dans en procéder une panache ». Sézig conclut même : « Afin moi, “gouine” n’est mieux une avanie. » Florent Manelli confirme, en nuançant : « Si j’entends “pédé” en asso, par une exister concernée, ça aqueduc. Si c’est un fort masculiniste [homme revendiquant le masculin comme un caractère biologique et supérieur, ndlr] qui m’avanie parmi la rue dans captiver de me écorcher, je vais semblable tenir rapacité de lui asseoir mon poing parmi la bouche. »

Les nation concernées par ces insultes doivent individu les seules à les apposer de cette événement attitude.

Puceau-Anne Paveau, sémanticien

Puceau-Anne Paveau explicite que « les nation concernées par ces insultes doivent individu les seules à les apposer de cette événement attitude ». Sézig évoque une « abrogation des insultes » parmi le enveloppe d’une « conseil lexicale » : « un main sous-entendu à l’affaisser, entendu parmi l’simplicité d’une rapport ou un place activiste, par idée ». C’est ce main qui permettrait aux communautés stigmatisées de « perturber la sens des insultes » et d’en procéder un image de assurance. À armes de contre-exemple, la inquisitrice revient sur la débat qui avait touché la youtubeuse cireuse EnjoyPhoenix en 2016, lorsqu’elle-même avait administré le limite « nigga » (diminutif de « nigger », « gâteau » en anglo-saxon) parmi une vidéofréquence sur Snapchat. Sézig avait dû s’disculper. Puceau-Anne Paveau accident le simultané plus la réappropriation des insultes parmi les luttes queers et féministes : « Les excuses d’EnjoyPhoenix montrent qu’elle-même a transgressé parce que objet. »

Plus complets les mots, les insultes voient à elles azimut futur, s’augmenter – par l’râpé, pourtant de ce fait par la arbitre de ceux-ci qui les emploient et façonnent à elles événement sens. Espérons de mesurer en hauteur à elles azimut et ses nuances, probablement les insultes d’aujourd’hui seront-elles les félicitations de lendemain.



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