L’auteur est professeur de sciences politiques au Royal Military College et à l’Université Queen’s à Kingston en Ontario. La recherche de ce spécialiste des politiques canadien se concentre sur les langues officielles, le fédéralisme et la politique judiciaire.
Les élections fédérales de cette année ont suscité à plusieurs reprises des comparaisons avec une autre campagne historique, celle de 1988. La participation du commerce international avec nos voisins du Sud s’est imposé comme la “question de l’urne” et avait donné une nouvelle vie à un gouvernement sortant qui battait l’aile dans les urnes. Cependant, à l’époque où les Canadiens soupirnt de soulagement après avoir évité le pire au lendemain de la “Journée de la libération” proclamée par Donald Trump, la campagne pourrait prendre un autre tournant qui rappelle 1995 avec le spectre d’un référendum. Cependant, c’est en Occident, plutôt qu’au Québec, que ce dernier se manifeste.
C’était le Premier ministre de l’Alberta, Danielle Smith, et, dans une moindre mesure, le Premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, qui a donné le ton. Ces derniers ont décidé de faire le reste de l’équipe Canada depuis le début de la crise tarifaire.
Danielle Smith in particular has gone there from several demonstrations of provincial isolationism, giving the impression that she prefers to stick to the Republicans rather than her Canadian counterparts: visit to Mar-A-Lago to ask for the exclusion of oil from Canadian prices, fundraising alongside the conservative political commentator Ben Shapiro, interviews with American right-wing media, including the controversial network, Breitbart – where she pleaded for a break des prix américains de ne pas donner de séjour de l’économie canadienne, mais plutôt de donner une chance de victoire à Pierre Hairy à la fin de la campagne électorale. Selon elle, cette dernière étant “en phase avec la nouvelle gestion de l’administration américaine”.
Rien pour aider le chef conservateur à combler l’écart de crédibilité que les sondages révèlent entre Mark Carney et lui quant à qui pourrait résister à Donald Trump.
Il était déjà clair que Danielle Smith ne portait pas Mark Carney dans son cœur. Non seulement elle n’a pas participé aux réunions fédérales professionnelles en personne depuis le début de la crise tarifaire, mais elle a également prononcé des menaces directes pour le Premier ministre lorsque ce dernier a refusé d’exclure la possibilité d’imposer les taux d’énergie et de pétrole canadiens en réponse aux menaces de Donald Trump.
Elle lui a également communiqué une liste de demandes de satisfaction pour calmer l’aliénation ressentie par les habitants de sa province, dont la permission de construire des pipelines à l’est, à l’ouest et au nord, et à l’abolition de certaines réglementations environnementales fédérales.
Ironiquement, Danielle Smith choisit également le moment où le sentiment d’unité canadienne est le plus fort du Québec pendant des décennies pour essayer un rapprochement avec François Legault, affirmant qu’il voulait former une alliance qui refléterait l’approche autonome du Premier ministre du Québec. Ce dernier a accueilli prudemment la proposition de son homologue de l’Alberta, et pour raison: Danielle Smith a rarement eu de bonnes mots pour le Québec dans le passé, l’utilisant plutôt à plusieurs reprises comme épouvantail dans ses critiques contre l’égalisation.
La campagne a également de sérieuses conseils des années 1990 lorsqu’un personnage politique est parti directement à partir de ce moment-là, le réformiste de Preston Manning, s’invite dans l’arène. Dans une lettre publiée mercredi dernier dans le Globe et courrierManning soufflait également sur les braises du séparatisme de l’Alberta en envoyant un sombre avertissement aux Canadiens du reste du pays: un vote pour Mark Carney est un vote pour un référendum sur la sécession de l’Occident (une allégation selon laquelle les Colombiens britanniques contesteraient certainement). Il propose que les dirigeants politiques occidentaux lancent une campagne pour donner une voix aux séparatistes dans cette région et retracer la procédure à suivre pour faire leur vision.
Où le frottement pour Preston Manning est lorsque vous comparez sa rhétorique avec la réalité sur le terrain. Bien que le sentiment d ‘”aliénation de l’Occident” ait en fait pris de l’ampleur depuis le retour des libéraux à Ottawa en 2015, il n’a pas abouti au désir de se séparer strictement. Le mouvement Wexit, qui a réussi à former le parti politique du Maverick, les rendait pauvres lors des élections fédérales de 2021, collectant au plus 2% des votes dans les 29 districts où il présentait des candidats. La formation n’a pas été inscrite à la liste des parties reconnues le mois dernier.
Aujourd’hui encore, seulement 38% des Albertains sont favorables à la souveraineté de la province. Nous ne pouvons pas parler exactement ici d’une “majorité claire”. Concernant le projet de l’Alberta 51, qui milite pour que l’Alberta devienne 51e État des États-Unis, il s’agit d’une faction encore plus marginale dans la province.
Ces menaces sécessionnistes pourraient bien se tourner contre la classe politique de l’Alberta. En brandissant le spectre du séparatisme, essayant de faire leur chou gras du ressentiment occidental pendant un moment de crise, Danielle Smith et Preston Manning peuvent nourrir le ressentiment du reste de la fédération envers eux. Pire, ils se tirent sur le pied politiquement, continuant à faciliter les attaques contre Pierre Hairyvre … et l’élection des libéraux par le fait même.