Un nouvel indice sur les niveaux de pollens dans l’air a été publié depuis mercredi 2 avril, géré par Atmo France et les associations de surveillance de la qualité de l’air approuvées. Ces cartes ont déjà été développées par un autre réseau, le RNSA.
Informations importantes pour les personnes allergiques. Un nouvel indice de pollen a été présenté ce mercredi 2 avril mercredi en raison de la fermeture du National Aerobiological Surveillance Network (RNSA), qui a fait jusqu’ici des cartes d’allergies à risque.
Cette association a publié son dernier bulletin le 26 mars, annonçant son investissement dans la liquidation obligatoire. “Depuis 30 ans, nous vous avons informé de la rigueur et de la passion de la présence de pollens dans les airs et des risques de santé associés, mais sans subventions publiques, nous sommes obligés de mettre la clé sous la porte”, explique le RNSA sur son site.
Cette liquidation, a expliqué que son président Nicolas destiné à l’AFP à la mi-mars, est une conséquence du non-retour à la fin de 2024 de la subvention de 600 000 euros de l’État, décidé par le ministère de la Santé et la transition écologique sur la base d’un rapport d’inspection administratif.
Un dispositif “mal structuré” jusque-là
Ce rapport conjoint de l’inspection générale des affaires sociales (IGA) et de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) ont jugé le système de surveillance des pollens dans la France “mal structurée”.
Cette inspection a jugé que cet appareil reposait “sur un réseau de capteurs incomplets, qui est loin de couvrir l’ensemble du territoire national” et que “la méthode de conception du réseau” semblait “aléatoire”. Le rapport a également souligné une “gestion opaque de la RNSA” et “une utilisation erronée du financement public”
Il a recommandé de configurer la surveillance des pollens aux associations de surveillance de la qualité de l’air approuvées (AASQA), un autre réseau d’associations fédérées par Atmo France. Mercredi, l’AASQA a lancé, avec l’atmo de la France, l’indice de pollen sur l’échelle des municipalités.
“L’urgence a été de continuer à informer le public sur les pollens, en particulier que nous sommes au milieu de la saison des pollinistes, nous espérons donc vraiment que ces informations répondront déjà à un premier besoin”, a déclaré BFMTV Charlotte Lepitre, chef de projet et plaidoyer pour Atmo France.
Un nouvel index
Cet indice est calculé grâce aux «données statistiques, déclarations des pollens, prévisions météorologiques et informations de la plate-forme européenne Copernicus, dédiée à l’observation du terrain», explique Atmo France sur son site.
“C’est une indication différente (de celle de la RNSA): nous indiquons la présence de pollens dans l’air, et non le risque allergique, car le risque allergique est quantifié avec les ascenseurs de santé. Nous donnons une indice composé de données quantitatives. Pour le moment, bien sûr”, explique Charlotte Lepitre.
Son objectif est de “informer les citoyens et les professionnels de la santé quotidiennement aux niveaux des pollens dans l’air, pour mieux anticiper les symptômes et les traitements allergiques, avec des données mises à jour sur l’échelle des municipalités, pour le jour D et les deux jours suivants”, selon le site d’Ammo France. La carte permet de visualiser les niveaux de concentration de six espèces: l’aulne, le bouleau, l’olivier, l’armoise, les herbes et l’ambroisie.
Atmo France “espère pouvoir ajouter certains taxons au fur et à mesure”, Cypress par exemple, explique Charlotte Lepitre.
Ces informations permettent aux gens d’allergiques de pollens pour se préparer à cette exposition. Selon le ministère de la Santé, en France, 30% des adultes sont touchés par les allergies aux pollens. Ils se manifestent dans des éternuements, un nez qui se gratte, les yeux rouges, qui démange ou tombent et peut-être une respiration sifflante ou une toux. Le ministère de la Santé souligne que le changement climatique a “un effet sur certains pollens: précocité du début de la pollinisation, augmentation de la quantité de pollens produits, prolifération de certaines espèces du sud au nord …”