Un nouveau bibitte apparaît dans la forêt du Québec: le cyclocamper en bois. Il n’a pas peur des mouches noires, pas plus que les pistes roulées ou l’isolement. Cette espèce hybride se déplace dans un grand vélo dans les sentiers forestiers et les camps sous les étoiles, réinvenant la façon de voyager avec du vélo.
“L’essence de cette façon de voyager est d’aller où nous voulons sans dépendre de l’infrastructure”, explique Mélissa Gagnon, 39 ans, de Charlesbourg, convertie en tourisme cyclable des bois il y a six ans. Son bonheur: s’échapper avec son équipement de camping fixé à son vélo avec des pneus surdimensionnés dans le labyrinthe des sentiers forestiers qui construisent la forêt boréale, puis Bivouac près d’une rivière ou d’un lac, où elle pêche son repas. “J’adore avoir le premier à être le premier à voir une chute cachée ou une tourbière”, explique ce manager de la fonction publique. Presque toutes les deux semaines, cette mère d’une pédale de garçon de six ans termine l’autonomie dans la réserve de la faune Laurentides dans l’entreprise, selon les sorties, deux à six membres de sa gang de frontières. “Ce territoire n’a peut-être pas la splendeur des rochers, mais c’est ma forêt boréale et cela m’étonne”, dit-elle.
Cyclocamping – que les abonnés appellent bikepacking -, Ceci est les «pneus de crampon des pneus de cyclotourisme», explique Jacques Sennéchael, éditeur -in-chief of chef Vélo de magazine. «Et c’est la nouvelle version en vogue sur la planète de vélo.» »
L’une des beautés de ce mode de voyage est qu’elle est pratiquée dans la cour, dans les 300 000 km de sentiers forestiers que les grands espaces québec se cachent – un réseau plus grand que les 185 000 km de routes pavées ou de gravier. La Tuque, à Mauricie, a 30 000 km en soi! “Une véritable manne encore inexploitée par les adeptes en plein air, mais bien connue des chasseurs et des pêcheurs”, note Pierre Bouchard, de Baie-Saint-Paul, un aventurier qui a voyagé 80 pays à vélo et qui croit fermement au potentiel du tourisme cyclable dans le sol québécois. Le lot, le cross-country, les cerfs et la piste décédé font également des pentes de cyclistes boréales, ce qui augmente les possibilités.

La grande nature est également le refuge par excellence de nombreux cyclistes qui se sentent de plus en plus exclus du réseau routier. “Avec l’explosion de la circulation, il devient de moins en moins agréable de conduire sur le bitume. Le partage de la route ne s’améliore pas. Les voitures sont proches de nous à 120 km / h”, déplore Loïc Olivier, avocat de Gatineau qui ne manque pas l’occasion de jouer dans l’arrière-pays. La flotte de voitures, il est vrai, a gonflé 1,4 million de voitures depuis 2000, à un taux 2,7 fois plus rapide que la croissance démographique.
Sur les terres publiques, dans les zones d’exploitation contrôlées ou dans les réserves de la faune, aucune réservation requise. Nous plantons la tente où nous voulons, nous cuisinons sur le feu et nous savourons comme jamais avant le bain de minuit. Le sentiment de liberté que ce type de voyage a séduit Nadia Richer, 44 ans, professeur de clinique au Département de chiropratique de l’Université du Québec à Trois-Rivières. “Par les vélos de montagne, nous quittons les sentiers vers 16 heures afin de rentrer chez nous. En cyclompage, nous passons au coucher du soleil, repoussant nos limites.” Par rapport à la longue randonnée, le vélo élargit son terrain de jeu. “Je vois beaucoup plus de pays en un jour que de marcher sur le chemin”, a déclaré la sportive, qui roule 100 km par jour quand elle s’échappe dans les bois.
L’engouement qui est excité depuis dix ans les vélos avec des pneus surdimensionnés (VP) – le fatbikes – nourrit l’intérêt du cyclocamping. Leurs pneus obèses accentuent le confort sur les pentes robustes tout en offrant une meilleure traction sur diverses surfaces (sable, pierres, tapis de feuilles), tandis que leur robustesse vous permet de supporter le poids des bagages. «Les VP sont le réservoir de vélos. Ils courent n’importe où et ont, par leur simplicité, une grande fiabilité mécanique», explique Simon Bergeron, co-fondateur de Panorama Cycles, un fabricant de vélos de Montréal.
Une partie du plaisir concerne la planification de l’itinéraire. Nous analysons les cartes, nous étudions les images de Google Earth, nous appelons les gestionnaires de territoires pour savoir si ce chemin ou ce chemin est toujours pratiqué.
L’industrie a rapidement senti ce marché sur les réseaux sociaux. Des sacs de selle, du guidon et des ultra-accompagés, qui sont solidement attachés au cadre, envahissent les magasins spécialisés. “La particularité de ces sacs est qu’elles sont du corps avec des vélos et n’affectent pas leur maniabilité, contrairement aux sacs encombrants traditionnels consacrés au tourisme de vélo”, explique Benoît Simard, co-propriétaire des deux spresso sport des laurentides, qui voit de plus en plus de clients à la recherche de l’équipement à faire du vélo d’aventure.
Malgré la multiplication des solutions de stockage, la capacité de chargement des vélos reste limitée. “Sans les tentes ultra-légères et les sacs de couchage ultra-accompagibles, ce type d’expédition ne serait pas possible”, explique Simon Bergeron, de Panorama Cycles.
Comme pour toute expédition de camping, aller au pays des orignaux et des castors nécessite une bonne dose de préparation. “Une partie du plaisir est de planifier l’itinéraire. Nous analysons les cartes, nous étudions les images de Google Earth, nous appelons les gestionnaires du territoire pour savoir si tel ou tel chemin est toujours pratiqué. Une fois là-bas, avec une bonne connaissance du territoire, on peut nous offrir le luxe de l’improvisation”, explique Mélissa Gagnon.
Si le plus mordu consacre des heures à tracer un itinéraire dans les arpents sauvages, d’autres n’ont pas ce désir. “C’est pour cette raison que nous publions gratuitement sur notre site Web et nos réseaux sociaux inspirants”, explique Simon Bergeron.

Cet été, la Laurentide Wildlife Reserve, un grand territoire de près de 8 000 km2 Entre le Québec et Saguenay, l’un mettra deux itinéraires en ligne, l’un avec l’hébergement en refuge et l’autre en camping. “Ce sont des cours d’initiation, qui ciblent une clientèle qui combine la pêche au vélo et en rivière”, explique Sylvain Boucher, directeur de la réserve et lui-même fou de vélo sous toutes ses formes.
L’agence de voyages Terra Ultima à Montréal surfe également la vague. Au moins six voyages à vélo d’aventure à l’étranger sont organisés cette année, une première. «La demande est là. Au Québec, nous collaborons avec divers joueurs de la communauté afin de concevoir de petits séjours initiatiques», explique François-Xavier Bleau, copropriétaire de Terra Ultima.
Cependant, une tradition est susceptible de nuire au développement du cyclocamping: la chasse aux cerfs. En septembre et octobre, c’est la saison des rêves pour les voyages exigus: les insectes de piqûre entrent dans leur terre, la forêt s’enflamme avec mille couleurs et le mercure n’est plus de la fièvre. Mais les ZEC et les réserves de la faune ne veulent pas de cyclistes pendant cette période propices à la chasse. Le dossier orange ne serait pas suffisant pour assurer leur sécurité, disent les gestionnaires. Il y a encore les parcs nationaux, où la loi des parcs interdit la chasse. “Ces territoires étroits et trop ajustés conviennent moins à cette façon de brûler”, a déclaré l’aventurier Pierre Bouchard.
Celui qui a voyagé le sud du Québec en 2010, ne faisant que passer par le Sylvestre Road Network, une aventure de plus de 1 000 km qu’il a baptisé le “Trans-Zec Express”, rêve de créer un équivalent de la route verte dans l’arrière-pays. “En plaisir, j’ai appelé cette route la” Route Brune “”, explique cette cinquantaine. Son souhait ne semble pas s’exprimer. Contacté pour ce rapport, le promoteur de la route verte, Vélo Québec, ne voulait pas émettre des commentaires sur ce sujet, ce qui prouve que ce projet est loin dans ses priorités.
Les plus morts ne se permettent pas d’être démantelées. Mélissa Gagnon a commencé à rechercher un petit jeu en mode cycloampage. Les coureurs en bois ne sont jamais à court de solutions pour étirer la saison!