
La ville touristique de Breton de Cancale (Ille -t-Vilaine), qui souffre d’une forte pression immobilière liée à la multiplication des résidences secondaires, a interdit de nouvelles constructions de ce type, suivant l’exemple des villes basques et de Chamonix.
Le Conseil municipal a adopté vendredi soir une modification de son plan d’urbanisme local (PLU), pour intégrer “Une servitude principale de résidence pour toute nouvelle construction de logements dans des secteurs spécifiques”Rendu possible par la loi Ecaniz / MEUR de novembre 2024, selon un communiqué envoyé le dimanche 31 août à l’agence France-Presse (AFP).
“Cette mesure (…) vise à répondre aux tensions croissantes du marché immobilier local, alimentées par la montée des résidences secondaires et les meubles touristiques »continue la mairie de cette commune de 5 500 habitants, soulignant que la décision avait été élue à l’unanimité.
Clip jusqu’à 1 000 euros par jour en cas de non-conformité
Entre 2011 et 2022, la part des résidences secondaires de Cancale est passée de 35,5% à 41,2% du stock de logements, tandis que le nombre de meubles touristiques déclarés a augmenté de 30% entre 2020 et 2024, atteignant 582 unités en novembre 2024, selon la même source.
Seuls les nouveaux logements sont affectés par cette nouvelle mesure, le parc existant n’est pas affecté par cette disposition.
De plus, le logement dans les nouvelles constructions devra notamment être occupé comme résidence principale au moins huit mois par an (à l’exclusion des raisons professionnelles ou de santé), et la location touristique sera limitée à 120 jours par an.
En cas de non-conformité, “Le maire peut prononcer un avis officiel avec des pénalités allant jusqu’à 1 000 euros par jour”avec un plafond fixé à 100 000 euros, et le bail peut être résilié “Depuis le droit”selon la même source.
Une mesure similaire à Biarritz, Bayonne, Anglet, Bidart et Boucau
À Brittany, les villes côtières, mais aussi des étudiants comme Rennes ont connu une crise aiguë du logement depuis plusieurs années.
La loi sur l’Ecaniz-La loi du BEUR prévoit la délimitation des secteurs pour une utilisation exclusive de la résidence principale, si la municipalité applique la taxe annuelle sur le logement vacant ou la part des résidences secondaires est supérieure à 20% du parc.
En juin, Biarritz, Bayonne, Anglet, Bidart et Boucau ont adopté une mesure similaire.
À Chamonix (Haute-Savoie), le maire, Eric Fournier (UDI), avait déjà voté en mars un PLU interdisant la construction de nouvelles résidences secondaires, qui représentent déjà 70% du logement de cette ville de 9 000 habitants.